Actions techniques

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PLAN D'ACTION 2021-2030

Le 4ème plan d’action s’articule autour de trois grands axes stratégiques, 12 thématiques et 29 actions

Les actions techniques concernent 13 actions réparties dans 10 thématiques.

Comme pour l’ensemble des actions, elles répondent à trois axes stratégiques :

  • Garantir la ressource en eau tout en maîtrisant les impacts des usages du lac
  • Poursuivre l’amélioration de la qualité de la ressource en eau et des milieux aquatiques
  • Susciter des stratégies d’adaptation au changement climatique

Activités nautiques de loisirs et eau de baignade

IMPACTS DES ACTIVITÉS NAUTIQUES SUR LE LITTORAL

La demande d’espace récréatif et d’activités de loisirs en interface avec les milieux naturels est en constante expansion, et les milieux aquatiques, le Léman en particulier, n’échappent pas à cette règle. Ces activités nautiques sont génératrices de différents niveaux de perturbation des écosystèmes aquatiques.

L’enjeu à terme pour la CIPEL est de communiquer efficacement sur les impacts négatifs potentiels des activités nautiques sur les milieux naturels aquatiques, et de proposer des outils et mesures visant à réduire ces impacts.

Ressource en eau potable

PLATEFORME D’ECHANGES AUTOUR DE LA SURVEILLANCE DE LA QUALITE ET DU TRAITEMENT DE L’EAU POTABLE

Le Léman est utilisé pour l’alimentation en eau potable par près d’un million de riverains. Les différents acteurs impliqués dans le contrôle de la ressource et de l’eau potable s’efforcent en permanence à adapter la surveillance, en fonction de l’évolution des techniques d’analyse et de l’amélioration des connaissances sur les pressions.

Il n’existe actuellement pas d’instance ou de plateforme chargée de faire le relais entre les recherches réalisées sur les eaux du lac et les producteurs/distributeurs d’eaux qui pourraient être intéressés par l’évolution des recherches. La CIPEL souhaite donc développer et favoriser les échanges d’information, de savoir-faire au niveau des techniques d’analyses, des substances recherchées (pouvant être présentes), avec les distributeurs d’eau et les autorités sanitaires suisses et françaises, en créant une plateforme collaborative.

Changement climatique

POURSUIVRE ET RENFORCER LA COMMUNICATION AUPRES DES USAGERS SUR LES CONSEQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Plusieurs évolutions des conditions de fonctionnement de l’écosystème lacustre sont dues à des degrés divers et plus ou moins directement aux changements climatiques.  Ces évolutions entrainent d’une part la mise en place de mesures d’adaptation ou de protection/préservation des services rendus par l’écosystème, et d’autre part possiblement des modifications de perception du lac.

L’appropriation de ces mesures d’adaptation par les usagers des services rendus par l’écosystème est une des conditions de leur succès ; il est donc essentiel de les expliquer à l’amont, et de recueillir l’avis des usagers sur leur mise en œuvre.

Eaux pluviales

PROMOUVOIR LA GESTION DES EAUX URBAINES ET LA LUTTE CONTRE L’IMPERMÉABILISATION ET LES POLLUTIONS CHRONIQUES

En milieu urbain, les eaux de ruissellement sont souvent acheminées vers un réseau de canalisations avant d’être évacuées dans le milieu récepteur. Les eaux pluviales sont susceptibles de véhiculer des contaminants, la pollution accumulée par les surfaces ou la pollution par les réseaux d’assainissement. Les rejets d’eaux pluviales peuvent également être à l’origine de perturbations significatives du régime hydrologique des cours d’eau récepteurs.

Dans les contextes urbains récents, la gestion dite « à la source » des eaux pluviales est largement encouragée car considérée à la fois comme une solution pertinente pour pallier les éventuelles insuffisances des systèmes d’assainissement centralisés et comme un moyen de réduire les effets des aménagements sur le cycle de l’eau.

Eaux usées

PROMOUVOIR UN MODE HARMONISÉ DE SUIVI DES DÉVERSEMENTS D'EAUX USÉES PAR TEMPS DE PLUIE ET PRESCRIRE DES OBJECTIFS LIMITANT CES DÉVERSEMENTS

Pour pallier l’insuffisance des réseaux de transport des eaux usées lors de phénomènes pluvieux intenses, des aménagements spécifiques sont prévus afin qu’en cas de surcharge du fait d’eaux claires parasites, une part des eaux puisse être déversée hors des canalisations. Les eaux usées déversées qui rejoignent alors les cours d’eau, directement ou après un dégrillage simple, voire un bassin de décantation, représentent des apports non négligeables de pollution pour les milieux naturels.

On les estime à environ 10% des charges totales déversées par les systèmes d’assainissement collectif, mais les données restent lacunaires. L’enquête réalisée par la CIPEL en 2015-2016 auprès de 116 stations d’épuration du bassin versant lémanique met en lumière la part significative de déversoirs ne disposant pas de système de suivi de déversement.

Eaux usées

DÉVELOPPER UNE ACTION COORDONNÉE TRANSFRONTALIÈRE EN VUE DE RÉDUIRE LES REJETS DE MICROPOLLUANTS ISSUS DES EAUX USÉES URBAINES ET INDUSTRIELLES

Les micropolluants sont des substances qui même en concentration très faible peuvent avoir des effets néfastes sur les organismes aquatiques et plus généralement sur les êtres vivants. Dans le périmètre des égouts publics, les principales sources de micropolluants dans les eaux usées sont les ménages, les centres de soins, l’artisanat, les industries, les voiries et les dépendances de voiries lorsqu’elles sont raccordées.

Les micropolluants dans les eaux usées sont difficilement dégradables et traversent la plupart du temps tels quels la station d’épuration ou aboutissent dans les eaux via les déversoirs d’orage. Ils peuvent également provenir de sources diffuses.

Flore et faune exogène et invasive

ETABLIR UNE STRATÉGIE GLOBALE DE GESTION POUR LES ESPÈCES FLORISTIQUES ET FAUNISTIQUES EXOGÈNES ET INDÉSIRABLES

Le nombre d’espèces allochtones colonisant les milieux aquatiques croît sans cesse. Ces espèces sont en expansion au détriment de la biodiversité autochtone. Les dommages imputables aux espèces exotiques envahissantes sont en augmentation.

Des mesures s’imposent afin de limiter l’expansion des espèces exotiques envahissantes et/ou indésirables, voire les éradiquer localement quand cela est réaliste de façon raisonnable.

Micropolluants

VALORISER LES CONNAISSANCES ET FAVORISER LES ÉCHANGES DE BONNES PRATIQUES ENTRE LES ACTEURS AGRICOLES EN FAVEUR D’UNE AGRICULTURE RESPECTUEUSE DE LA QUALITÉ DES EAUX

Les produits phytopharmaceutiques, utilisés pour la protection des cultures du bassin lémanique sont susceptibles de se retrouver dans les eaux, les sédiments et les poissons, et de présenter un risque même à de faibles concentrations, pour l’homme et l’environnement. Le monitoring des eaux du Léman montre que beaucoup de substances chimiques sont détectables en quantité parfois non négligeable.

Les actions engagées par les parties prenantes de la CIPEL, notamment pour diminuer l’usage des produits phytopharmaceutiques, pour développer l’agriculture biologique et l’agro-écologie et pour veiller à la mise en œuvre des meilleures techniques disponibles, témoignent des efforts mis en œuvre pour limiter les transferts de micropolluants provenant de l’agriculture vers les milieux naturels. Ces actions doivent être reconduites, renforcées et optimisées.

Micropolluants

PARTAGER LES MODALITÉS D'ACTIONS POUR RÉDUIRE LA PRÉSENCE DES RÉSIDUS MÉDICAMENTEUX DANS LES MILIEUX AQUATIQUES

Les principes actifs pharmaceutiques affectent entre autres la fonction reproductrice des poissons et des amphibiens, mais aussi le comportement des animaux. Il n’existe toutefois pas à ce jour de valeurs de référence permettant d’estimer concrètement leur impact. Leur présence dans l’environnement n’est toutefois pas souhaitable, notamment dans des eaux destinées à l’alimentation en eau potable, comme celles du Léman. La présence et l’impact des principes actifs dans les eaux ne sont cependant que peu connus du grand public.

La CIPEL peut jouer un rôle de sensibilisation des différents acteurs, et notamment auprès des collectivités publiques et de la population.

Micropolluants

FAIRE CONNAITRE LES RESULTATS DU MONITORING DES MICROPOLLUANTS ET LES MESURES DE REDUCTION DES RISQUES

De nombreux micropolluants (pesticides, médicaments, cosmétiques) sont mesurés dans les eaux du Léman, dans les sédiments et dans les poissons depuis le milieu des années 2000. Ce monitoring a montré que beaucoup de substances chimiques étaient détectables en quantité parfois non négligeable et qu’elles pourraient représenter un risque, notamment pour les écosystèmes, mais également pour la santé humaine.

Avec son programme de surveillance et d’études, la CIPEL a le potentiel pour alerter dans ce domaine. Pour bien jouer ce rôle, elle doit être dotée d’une stratégie de communication qui s’appuie sur des instruments efficaces et professionnels.

Utilisation thermique

METTRE EN PLACE UN SUIVI DES EFFETS POSSIBLES DES INSTALLATIONS SUR L'ÉCOSYSTÈME LACUSTRE

Dans une volonté de réduire le bilan carbone, l’utilisation de technologies dites « vertes » est en pleine expansion et l’hydrothermie en fait partie. De nombreux projets d’exploitation du potentiel thermique du lac ont déjà vu ou sont en train de voir le jour qui s’ajoutent ou se substituent aux usages thermiques classiques.

Toutefois, il est notoire, sur un certain nombre de sujets environnementaux, que des effets indésirables significatifs peuvent résulter de l’addition d’un grand nombre de projets aux effets individuellement négligeables. Dans le contexte de réchauffement climatique qui aura pour effet de modifier les caractéristiques thermiques du Léman, ce sujet mérite d’autant plus attention.

Végétation aquatique / Rives du Léman / Renaturation

ETABLIR UNE VISION D'ENSEMBLE DE L'AVANCEMENT DES TRAVAUX DE RENATURATION DES RIVES DU LAC ET DES RIVIÈRES ET ENCOURAGER LA RENATURATION

Dans le cas du Léman, dont l’anthropisation des rives est particulièrement élevée (l’une des plus élevées des grands lacs alpins), la restauration de ses milieux naturels de transition constitue un enjeu essentiel pour le long terme, dont l’importance croîtra avec les effets du changement climatique.

Sur les cours d’eau du bassin lémanique, les diagnostics de l’état actuel existent et ont permis de prioriser les actions à entreprendre. Ainsi, des programmes de renaturation, y compris le rétablissement de la migration piscicole, ont été élaborés et des actions ont été entreprises depuis plusieurs années, mais il reste encore de nombreux projets à réaliser. Ces efforts devront être poursuivis et sans doute significativement augmentés pour répondre aux effets prévisibles du changement climatique en cours.

Végétation aquatique / Rives du Léman / Renaturation

POURSUIVRE LA COMMUNICATION SUR L'ÉTAT ET L'IMPORTANCE DES MILIEUX NATURELS À L'ÉCHELLE DU LÉMAN

Les rives du Léman présentent une grande richesse naturelle résiduelle à préserver et renaturer. Les paysages du lac et de ses rives en font un lieu de villégiature très apprécié mais aussi un endroit très propice à de nombreuses activités humaines. Dans un contexte de forte pression d’urbanisation, préserver et restaurer les équilibres environnementaux est une priorité.

Une concertation et information sont nécessaires pour une gestion durable et une meilleure appropriation et préservation de ces espaces par les collectivités, les habitants et les usagers.

PLAN D'ACTION 2021-2030

Le 4e plan d’action de la CIPEL s’articule autour de trois grands axes stratégiques, 12 thématiques et 29 actions

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