Commission internationale
pour la protection des eaux du Léman

Lettre du Léman n°57 Dossier:
Suivis de la CIPEL
Consulter la lettre en ligne S'abonner

Le brassage hivernal des eaux du Léman a eu lieu, mais pas en grande profondeur

Savez-vous comment les eaux profondes du Léman reprennent une bouffée d’oxygène ?

L’apport en oxygène est issu d’échanges gazeux avec l’air, mais aussi par la photosynthèse des plantes aquatiques et des algues. Ces dernières sont de minuscules organismes végétaux qu’on appelle également ‘’phytoplancton’’.

Cet apport est couplé à un phénomène naturel qu’on appelle ‘’brassage’’ qui est principalement lié aux conditions météorologiques de l’hiver.

En effet, lorsque les eaux de surface riches en oxygène se refroidissent, gagnant ainsi en densité, celles-ci plongent vers les profondeurs, poussées également par les vents favorisant les mouvements.

Or cet hiver, nous avons constaté que le brassage a atteint la profondeur de 100 m, ce qui n’a pas permis d’alimenter en oxygène les couches profondes, pouvant atteindre à certains endroits plus de 300 m.

Le dernier brassage complet date de 2012. Depuis, la concentration en oxygène au fond diminue.

Le brassage, à quoi ça sert ?

Assurer une bonne oxygénation des eaux profondes est primordiale pour permettre une bonne décomposition microbienne des restes de débris végétaux et animaux qui s’accumulent au fond.

Le manque d’oxygène a aussi des conséquences sur la faune piscicole. Par exemple, une oxygénation insuffisante des couches profondes peut entraîner la disparition des habitats des poissons. Les frayères des corégones et des ombles doivent être suffisamment oxygénées pour permettre le développement des œufs.

Sans oxygène, c’est l’asphyxie !