La perche, essentiellement piscivore à l’âge adulte, vit le plus souvent en bancs près des côtes durant la belle saison. Très prolifique, la perche pond ses oeufs sous la forme de rubans au mois de mai, à une profondeur inférieure à 10 mètres. Ce poisson est peu sensible à la qualité de l’eau. Ses populations subissent toutefois d’importantes fluctuations du fait que les minuscules alevins sont sensibles aux conditions climatiques des mois qui suivent leur éclosion. Par ailleurs, les prédateurs et parmi eux leurs propres parents, au penchant cannibale, prélèvent une importante part des jeunes perches.
Dépendant de la population présente dans le lac, la pêche de la perche subit donc des variations importantes au gré de l’évolution des différentes générations. Ces fluctuations mises à part, le produit de la pêche a augmenté de manière importante de 1950 à 1975, atteignant un maximum de plus de 1 200 tonnes de perches déclarées par les pêcheurs professionnels. Cet accroissement a été rendu possible suite à l’augmentation de la nourriture disponible consécutive à l’eutrophisation progressive du lac. Durant la même période, le remplacement des anciens filets en coton par les filets modernes en nylon a par ailleurs permis d’augmenter la pression de pêche.
La pêche record de 1975 a été suivie par une chute importante du rendement piscicole. La pêche n’a en fait repris que suite à l’arrivée d’une génération importante de perches nées en 1982. Ce creux - qui a eu des effets dramatiques pour la pêche professionnelle - est difficile à expliquer. Il est probablement dû à la surpêche pendant les années qui l’ont précédé ainsi qu’à de mauvaises conditions climatiques et environnementales qui n’ont pas permis à la population de perches de se reconstituer.
Date : 16. 06. 2004