Le printemps est de retour et les jardiniers amateurs n’ont plus qu’une envie : s’occuper de leur lopin, planter, sarcler, bêcher, mais peut-être aussi désherber, pulvériser, éradiquer les plantes indésirables à grand renfort de pesticides et d’herbicides. Or ces produits sont extrêmement nocifs, non seulement pour la santé humaine, mais aussi pour l’eau et l’environnement dans son ensemble.
Des solutions existent pour se passer des pesticides au jardin !
La Commission internationale pour la protection des eaux du Léman édite et propose en ligne un « Guide du jardin naturel » qui donne de nombreux conseils pratiques pour remplacer les pesticides par des méthodes simples et naturelles.

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Le guide du jardin naturel
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Tél. +41(0)22 363 46 69
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E-mail : cipel@cipel.org
www.cipel.org
Quelques extraits :
Les pesticides polluent l’eau
Utilisés à une période inadéquate ou en trop grande quantité, les pesticides polluent les nappes phréatiques, les cours d’eau ou le lac.
Le saviez-vous ?
Un seul gramme de pesticide (substance active) rend impropre à la consommation 4 piscines olympiques (10’000 m3 d’eau), soit la consommation de 50 foyers de 4 personnes pendant 1 an. Ce même gramme, déversé dans un ruisseau de 1 m de large et 1 m de profondeur, le pollue sur 10 km .
Ne videz jamais les restes de produits dans l’évier, les toilettes ou les grilles d’égouts !
Les produits chimiques ne sont pas la seule solution !
Donnez la priorité aux méthodes alternatives de lutte, par exemple en pulvérisant de l’eau savonneuse pour éloigner les pucerons de vos rosiers, ou en introduisant leurs prédateurs naturels, les coccinelles.
Choisissez vos plantes avec soin :
Sélectionnez des plantes et légumes adaptés à votre jardin et résistant aux maladies !
Trouvez les bonnes solutions :
Avant de sortir l’artillerie lourde, estimez avec impartialité les dégâts.
Certaines maladies nuisent seulement à l’esthétique de la plante. D’autres attaquent votre potager mais ne concernent pas les légumes que vous consommerez. Certaines maladies disparaîtront avec l’hiver.
Ne vous acharnez pas sur les « mauvaises herbes » :
Il n’y a pas de « mauvaises » herbes, seulement des plantes indésirables à certains endroits. Les herbicides destinés à les éliminer sur les surfaces en graviers, en pavés, entre les cultures de légumes ou de fleurs sont les premiers responsables de la pollution de l’eau.
L’eau bouillante :
Sur les surfaces imperméables (dallages), le désherbage thermique est efficace : un peu d’eau bouillante sur les « mauvaises herbes » et le tour est joué !
Le paillage :
Pour éviter la présence de plantes indésirables, vous pouvez recouvrir les surfaces entre les cultures avec des matières organiques qui ne sont pas encore décomposées : écorces de pin, paille, feuilles mortes, tontes de pelouses partiellement séchées, broyat des déchets verts de jardins, des tailles de haies, des branchages.
Nourrir la terre :
Un sol riche et équilibré est le secret d’un jardin luxuriant et prospère. Une bonne terre, chacun peut l’avoir au bout de quelques années, même en partant d’un très mauvais sol. Il suffit de l’enrichir en humus et de nourrir les êtres vivants qui le peuplent. Le jardinier dispose pour cela d’un allié de choc : le compost !
Le compost :
Un bon compost peut se faire avec les produits végétaux du jardin et des déchets végétaux de votre cuisine (à l‘exception des agrumes, qui contiennent des fongicides s’ils ne sont pas bio). Votre compost doit être suffisamment aéré pour que la faune s’y développe à l’aise. Pour cela, alternez différents éléments en couches successives : feuilles, déchets végétaux de cuisine, paille, terre.
La pelouse :
Pour obtenir une belle pelouse, scarifiez (aérez) régulièrement et laissez l’herbe atteindre 6 à 8 cm avant de tondre.
Les haies :
Des haies diversifiées, formées non pas d’une mais de plusieurs espèces locales, attireront les oiseaux, qui débarrasseront le jardin de nombreux "indésirables". Evitez de les tailler en périodes de nidification.
Les arbres fruitiers :
Choisissez des espèces résistantes adaptées à votre climat, supprimez les rameaux abîmés et n’oubliez pas d’ôter les fruits gâtés en hiver.
Les rosiers :
Ce sont des plantes fragiles qui demandent du soin. Pour éviter de devoir les traiter, privilégiez des espèces résistantes, plantez-les au soleil et pas trop serrés. Nourrissez-les régulièrement de compost.
Le potager :
Pratiquez des rotations pour éviter de cultiver successivement au même endroit deux légumes d’une même famille.
Recourez aux associations de cultures : par exemple carottes et oignons pour une protection réciproque contre la mouche, ...ou demandez conseil au spécialiste.
Supprimez rapidement les parties malades : cela empêchera souvent le développement parasitaire sur les autres plants.
Prévoyez des barrières physiques : selon vos plantations : par exemple des voiles anti-insectes contre la mouche de la carotte ou la culture de tomates en pots pour éviter les limaces.
Posez des pièges contre les campagnols ou les limaces (bol de bière) ou pratiquez la lutte biologique en intégrant des prédateurs à vos ravageurs.
Choisissez avec soin vos semences : des variétés locales de semences biologiques adaptées à votre région sont moins sensibles à des attaques de parasites et prédateurs.
Liste (non exhaustive) de liens intéressants :
Fondation suisse pour la pratique environnementale PUSCH
Infocentre plantes sauvages
Service environnement-info du canton de Genève, conseils aux jardiniers
Découvrez la nature du canton de Genève
Terre vivante, l’écologie pratique
Maison de la consommation et de l’environnement, dossier Pesticides, effets sur la santé et l’environnement et méthodes alternatives
Fondation Nicolas Hulot
WWF Belgique, empreinte écologique
Association Nice Future
Fédération suisse des jardins familiaux
Office international du coin de terre et des jardins familiaux
Fédération nationale française des jardins familiaux
Ecojardinage Pierre-Alain Indermühle
Date : 26. 05. 2008