En Suisse :
PRESTATIONS ECOLOGIQUES REQUISES - PER (agriculture biologique incluse)
Les exploitations soumises aux Prestations Ecologiques Requises (PER)
doivent satisfaire toutes les exigences suivantes du point de vue de l’environnement.
Le suivi se base sur une déclaration annuelle, avec pour certains éléments,
un suivi sur une durée pluriannuelle.
EXIGENCES ENVIRONNEMENTALES
Assolement, nombre de cultures pour les exploitations d’une surface
supérieure à 3ha de terres ouvertes
- exigences quant à la proportion annuelle maximale
de cultures assolées
- au moins 4 cultures différentes par année
Protection du sol sur les terres ouvertes
- toute surface récoltée avant le 31 août doit être couverte du 15 septembre au 15 novembre au moins
- pas de perte de sol visible
Fumure
- bilan équilibré pour l’azote et le phosphore
- analyse de sol tous les 10 ans
Protection phytosanitaire
- utilisation selon certaines conditions, des produits phytosanitaires homologués en Suisse,
- pulvérisateurs testés tous les 4 ans par une instance
reconnue
- A compter de 2011, les pulvérisateurs de plus de 350 L doivent être équipés d'une cuve de rinçage.
Surfaces de compensation écologique
surfaces d’au minimum 3.5 % de la surface agricole utile (SAU) de l'exploitation vouée aux cultures spéciales et 7% de la SAU exploitée sous d'autres formes. Il doit s'agir de surfaces situées à moins de 15 km du centre de l'exploitation.
Type de surfaces de compensation :
- prairies extensives
- pâturages extensifs
- bandes culturales extensives
- jachères
- arbres isolés
- haies
- vergers haute tige
- etc.
REMARQUES COMPLEMENTAIRES
Respect des exigences relatives à la protection des animaux.
Les exploitations PER doivent être aux normes
quant aux volumes de stockage pour les effluents.
Depuis 2008, les exploitations bénéficiant de paiements directs doivent garantir une bande de 6 mètres de largeur le long des cours d'eau et des plans d'eau.
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En France :
1. CONTRATS AGRO-ENVIRONNEMENTAUX
(Contrat Territorial d'Exploitation - CTE, Contrat d'agriculture durable - CAD, Agriculture biologique, Prime herbagère agro-environnemtale -
PHAE)
CONDITIONS GÉNÉRALES
Les exploitants souscrivant un contrat agro-environnemental s’engagent,
sur les parcelles désignées pour une durée de 5
ans, à respecter un cahier des charges contrôlé chaque année sur place
par un organisme extérieur.
La rémunération des engagements parcellaires fait l’objet d’une aide annuelle
estimée à partir des surcoûts générés pour l’exploitation (perte de rendement,
charges supplémentaires, dont le temps de travail).
NATURE DES ENGAGEMENTS
Les principaux enjeux et actions
contractualisables sont les suivants :
- modification d’assolement
- couverture du sol en période hivernale
- dispositifs enherbés
- gestion des éléments de paysage
- gestion de la protection phytosanitaire
- raisonnement de la fertilisation
- maîtrise de l’irrigation
- gestion faunistique et floristique
- ouverture et entretien des milieux à risque de
fermeture,
- gestion extensive des prairies : Prime herbagère agro-environnementale - PHAE,
- conversion à l’agriculture biologique.
EVALUATION: Depuis 2006, le nouveau règlement de développement rural européen a conduit à remplacer les CAD par les MAE territorialisées dans des zones prioritaires à enjeu eau et/ou biodiversité. Dans le bassin lémanique, une zone est concernée dans le Bas Chablais (vignoble du Crépy) avec comme mesures: l'enherbement et la suppression des herbicides.
2. ÉCO-CONDITIONNALITÉ
La conditionnalité des aides consiste à établir un lien entre le versement des aides directres de la Politique agricole commune (PAC) et le respect des exigences en matière d'environnement, de santé publique, de santé des animaux et des végétaux et de bien-être animal Elle concerne quatre domaines :
L'ENVIRONNEMENT
- conservation des oiseaux sauvages et protection des habitats,
- protection des eaux souterraines contre la pollution causée par des substances dangereuses,
- épandage des boues d'épuration en agriculture.
LES "BONNES PRATIQUES AGRICOLES ET ENVIRONNEMENTALES"
- mise en place de bandes enherbées,
- non brûlage des résidus de culture,
- diversité des assolements,
- prélèvements à l'irrigation en grandes cultures,
- entretien minimal des terres (jachères et terres non mises en production bénéficiant des paiements uniques),
- maintien de terres en pâturage permanents.
LA SANTÉ PUBLIQUE, LA SANTÉ DES ANIMAUX ET DES VÉGÉTAUX
- identification des animaux,
- déclarations des maladies ,
- bonne utilisation des produtis phytosanitaires,
- interdiction de certaines substances en élevage,
- bonnes pratiques assurant la sécurité sanitaire des aliments,...
LE BIEN-ÊTRE ANIMAL
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