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Pollution des eaux (Thème 3)
Etat trophique du lac (physico-chimie) (Domaine L 3.1)
Indicateurs physico-chimiques (Sous-domaine L 3.1.1)
Edition : novembre 2011
CIPEL - pour que vive l’eau du Léman

Objectifs du plan d’action 2011-2020

L’objectif principal est d’arriver à des concentrations en phosphore suffisamment faibles dans le lac pour permettre la production d’eau potable à partir de l’eau du Léman, un peuplement piscicole de qualité et la pratique des activités de loisirs (en particulier la baignade). Les concentrations en oxygène devraient être suffisantes dans les zones profondes, pour éviter que du phosphore ne ressorte des sédiments, et pour assurer la présence des invertébrés (vers, insectes, crustacés) les plus sensibles, éléments de la chaîne alimentaire. L’évolution souhaitée est la suivante :

  • Ramener la concentration en phosphore dans le lac à un niveau inférieur à 15 µgP/L.


  • Maintenir des concentrations en oxygène toujours supérieures à 4 mgO2/L (OEaux 1998) dans les zones profondes pour permettre le maintien de la vie aquatique.


  • Phytoplancton (algues en suspension) : maintenir une production primaire moyenne inférieure à 200 à 300 gC/m2/an.


Phosphore total (Grand Lac)
  • Echelle gauche: Concentration moyenne pondérée, P total en µgP/L
  • Echelle droite: Stock, P total en tonnes

  • a: Démararrage de la mise en place de la déphosphatation dans les STEP
  • b: Interdiction des phosphates dans les lessives en Suisse et baisse des teneurs en France

Concentration moyenne pondérée annuelle en phosphore total

 

Indicateurs

Oxygène au fond du Léman (SHL2 -309 m)

Oxygène dissous (mg/L)


Concentration minimale annuelle en oxygène au fond du Léman

Diagnostic

  • Les stocks de phosphore dans le lac ont constamment diminué depuis la fin des années 70 et pour la première année, cette diminution a eu un effet sur la production primaire de phytoplancton qui est à la baisse.
  • La concentration moyenne en 2010 est de 22.4µgP/L. Cette valeur est encore supérieure à l'objectif à atteindre pour limiter durablement la croissance des algues (<15µgP/L). Toutefois, on constate une nette tendance à l'appauvrissement en phosphore dissous des couches superficielles (<10µgP/L), entraînant le développement d'algues plus en profondeur.
  • Après 13 ans sans brassage complet du Grand Lac, l'hiver 1998-99 a provoqué un brassage presque complet et les hivers 2004-05 et 2005-06 un brassage complet, ce qui a entraîné une réoxygénation des eaux profondes et ainsi limité la diffusion du phosphore depuis les sédiments.
Profondeur de la limite à 4 mg d’oxygène par litre

Profondeur (m)

Pronfondeur de la limite à 4 mgO2/L

Concentration en oxygène à différentes profondeurs

La concentration de 4 mg O2/L correspond aux exigences relatives à la qualité des eaux de l'Ordonnance suisse sur la protection des eaux (OEaux) du 28.10.1998.

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